30 octobre 2025 : Émérite ad eternam
Ce midi en salle de pause, le pôle SR nous rapporte la découverte d'un compte UTC actif dont le propriétaire est mort depuis 10 ans. On se demande alors si la connexion au CAS fonctionne depuis l'au-delà. S'il n'a pas changé son mot de passe depuis tout ce temps, il faudra penser à le lui faire faire, mais ça nécessitera de se déplacer au cimetière, ce qui n'est pas très pratique. Le concept de mail à vie ne semblant pas très approprié, on évoque l'idée des "mails à mort".
Se pose alors la question du 5000 : faut-il installer une table de ouija dans le bureau pour recevoir les demandes des utilisateurs décédés ? Ou, pour économiser de la place, un clavier ouija qui ferait les deux ? Les plus sceptiques proposent une explication moins paranormale : il aurait tout simplement légué son compte UTC à ses descendants. Mais dans ce cas, le mot de passe figurerait en clair dans le testament, ce qui pose toujours un problème de sécurité.
Après toutes ces spéculations, on finit quand même par se dire que ce serait bien d'être mis au courant quand les utilisateurs n'ont plus l'usage de leur compte pour qu'on puisse les supprimer. Les comptes, pas les utilisateurs.
Épilogue : Licenciement post-mortem
La décision est tombée aujourd'hui en réunion DSI : les personnes décédées n'ont officiellement plus le droit de travailler à l'UTC. Le ménage va être fait dans les comptes, tous ceux appartenant à des macchabés seront supprimées. À défaut d'imposer un âge limite pour l'éméritat, on aura au moins décidé que seuls les vivants sont éligibles.
7 novembre 2025 : Salle serveur à mobilité douce
Lors d'une discussion sur le budget de l'UTC, on se demande s'il y aura assez d'argent pour payer l'électricité jusqu'à la fin de l'année. Car pour le coup, sans électricité, un informaticien ne sert pas à grand chose, et il faut de toute façon faire tourner la salle serveur. Une première possibilité évoquée est de siphoner les réservoirs des voiture sur le parking d'Intermarché pour alimenter le groupe électrogène, mais ça ne semble pas très pratique. On discute alors du pouvoir des dynamos : chaque membre de la DSI recevrait un vélo et devrait pédaler pour, unis dans l'effort, générer assez d'électricité pour faire tourner la salle serveur. Les moins motivés proposent plutôt d'utiliser des hamsters galopant dans leurs roues, alimentés avec des graines de tournesol.
On reparle alors d'un événement organisé à Pierre Guillaumat il y a quelques années, où il fallait pédaler sur un vélo d'appartement pour refaire le même kilométrage que le Paris-Roubaix. Si un vélo dynamo était placé sous chaque bureau, tous les employés de l'UTC pourraient alimenter leur propre PC.